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Les manufacturiers de maisons profitent aussi du boom Un
article tiré du Journal Les Affaires du 19 septembre 2002 et
rédigé par Dominique Froment
Le marché de la construction résidentielle au Québec est débridé et les manufacturiers de maisons en profitent pleinement. Si vous voulez acheter une maison usinée, oubliez lidée dy recevoir vos amis ou votre famille à Noël ! Les manufacturiers ne veulent pas lébruiter, mais les délais de livraison ont été allongés. Même si ça ne va jamais trop bien pour un entrepreneur, Dany Bonneville, vice-président vente et marketing des Industries Bonneville, de Beloeil, avoue que cest un peu fou par les temps qui courent. Le plus important fabricant de maisons au Québec prévoit terminer lannée avec 700 à 800 nouvelles maisons à son actif, une augmentation de 30 à 40 % par rapport à lan dernier. « Nous avons dû ouvrir un quart de travail de soir pour répondre à la demande et réduire les délais », a indiqué M. Bonneville aux AFFAIRES. Quand on lui demande de préciser les délais de livraison, il se contente de dire que pour 2002, « cest sold-out ». Heureusement, les dirigeants de Bonneville avaient prévu le coup et fabriqué entre 50 et 100 maisons en janvier et février derniers, période un peu plus calme, sans avoir dacheteur en vue. Ces maisons, qui ont presque toutes trouvé preneur depuis, ont permis de réduire la pression sur la production durant le printemps et lété. Comme dans la construction sur chantier en général, lindustrie de la maison usinée manque de bras. Ceux qui empruntent lautoroute 20 à la hauteur de Beloeil ne peuvent ignorer lénorme affiche NOUS EMBAUCHONS de Bonneville. « Nous sommes revenus aux belles années 1980 », lance M. Bonneville, qui ne prévoit pas de ralentissement pour 2003. Le marché américain, où selon lui la maison usinée compte pour la moitié des maisons neuves, recèle un fort potentiel. Lentrepreneur y expédie dailleurs déjà une bonne partie de sa production.Ce qui nest plus comme dans les années 1980, par contre,cest la clientèle homogène dacheteurs peu fortunés. Avec des designs attrayants, la maison usinée est en train de perdre son image de maison mobile moche. «Nous fabriquons des immeubles dappartements, des chalets et des maisons unifamiliales de 400 000 $ », précise M. Bonneville, qui devra envisager lagrandissement de son usine ou la construction dune nouvelle si la demande se maintient encore quelques mois. Il faut noter que les maisons usinées doivent répondre aux exigences du Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs créé par la Régie du bâtiment du Québec. Lexportation aussi se porte bien Avec les 350 maisons quil prévoit construire cette année, Bradley Bernèche, président des Maisons Alouette, enregistrera une augmentation de 30 % par rapport à lan dernier. « Notre chiffre daffaires a triplé depuis quatre ans, précise le manufacturier de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, entre Granby et Sherbrooke. Et au moment où lon se parle, le carnet de commandes pour 2003 est en avance de 15 % sur cette année. » Quand on lui parle de délais de livraison, M. Bernèche admet que « quelques clients attendent un peu. Mais, ajoute-t-il, ce délai excède rarement 15 semaines ». Il reste que le 15 mai, Alouette avait vendu toute sa production pour lannée, dont 65 % à lextérieur du Canada, entre autres en Slovaquie, en France, en Suisse et au Koweït. Chez Alouette aussi on est rendu loin de la maison mobile. « On fait maintenant des maisons de 7 000 pi2 », précise M. Bernèche. Un bungalow régulier, à titre de comparaison, compte 1 200 pi2. Les prix demandés par Alouette comprennent les fondations, la peinture et les raccords de plomberie et délectricité. Mais outre le terrain, il faut tout de même prévoir un supplément de plus ou moins 15 % pour divers travaux de finition, selon ce que vous voulez faire vous-même. Maisons Alouette complète présentement lagrandissement de son usine. Cela naugmentera pas sa capacité de production mais permettra doffrir plus de services à lexportation (plâtrage, peinture, etc.).
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